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L’Artisanat joue un
rôle très important dans l’économie de la
province de Ouarzazate et représente l’une des
caractéristiques fondamentales de la vie quotidienne de
cette ville.Grâce à des subventions, nationales et
internationales, plusieurs coopératives et corporations ont
vu le jour.Ainsi une large variété de produits,
à base de bois, métal, laine, argile, pierre, cuivre
et os, s’est développée et dont le travail
s’est beaucoup amélioré mais tout en gardant
son authenticité.
Parmi les activités
artisanales, le tissage est le plus ancien à ouarzazate. Le
tapis ou « Tazarbit », tissé pratiquement dans
tous les villages environnants de Ouarzazate, est
déstiné à usage domestique mais aussi
commercial. Le tissage pour, ces régions, est tout un
savoir-faire ancestral qui se transmet à domicile et au sein
de la même famille.
En effet, la mère initie sa fille à la confection
d’un tapis comme elle l’initie à l’art
culinaire. De son côté la jeune tisseuse doit
être capable de mémoriser une technique, un
savoir-faire, doit aussi intérioriser les motifs
décoratifs et doit avant tout avoir le goût des
couleurs et de ses gammes.
Le tapis, de Ouarzazate et de ses régions, est reconnu par
la qualité de sa laine, par l’éclat de ses
couleurs, et par son petit format.
La femme s’occupe du tissage et le modelage des tapis et le
mari s’occupe de la commercialisation dans les marchés
hebdomadaires, et fait, en contre partie, l’achat des
produits alimentaires et autres produits dont ils ont besoin pour
vivre.
Le tapis est une tradition plutôt berbérophone car, c
‘est dans le Sud marocain, dans le Haut et le Moyen Atlas,
que le tapis a connu son épanouissement( sous le nom :
Tazarbit). Le perfectionnement de cette œuvre d’art
significative d’une culture plurielle, et de savoir
ancestral, est l’une des préoccupations quotidiennes
des familles de ces régions.
Le Centre Ait Ouaouzguit est l’un des principaux berceaux de
cette production artisanale. Ce Centre de renommée mondiale,
est situé dans le Haut Atlas, là où la
confection des tapis prédomine.
En tant que haut lieu de l’artisanat en général
et du tapis en particulier, Ait Ouaouzguit est à son tour
composé de plusieurs points de production et notamment
:Tamassin,Ait Semgane, Ait Ougharda,Taznakht,Ait DOuchen, Znaga et
Sektana comme points limitrophes .La région de Ouarzazate
compte deux coopératives principales :
La coopérative de Ouarzazate et La Coopérative de
Taznakht.
Tapis Aït Ouaouzguite
C’est à Taznakht
qu’on pourrait trouver les plus beaux tapis «
Ouaouzguites ». Ce dernier est le plus admiré et le
plus vendu. Il doit son succès au travail bien fait des
artisans, à sa laine, ses belles couleurs et ses motifs
géométriques.
Tapis Akhnif
Il est reconnu par sa
réversibilité et sa légèreté.
Utilisé de nos jours comme décor sur les mûrs
des maisons plutôt qu’à usage
domestique.
Dès l’aurore, vous
le voyez tête penchée, dos courbé, mains agiles
qui se pressent de travailler les tiges de roseaux appelés (
gssab).L’artisan, préoccupé par sa besogne les
doigts agiles, ne voit jamais le temps passer. A la fin de la
journée, il nous offre une panoplie de chefs
d’œuvres naturels ornementaux : des fauteuils, des
bibliothèques, des tables, des chaises, des
paniers…
La poterie berbère est
généralement en terre blanche cuite dans des fours
anciens ce qui n’est pas le cas dans les autres villes du
Maroc. Elle est incisée ou estampée, peinte en noir
ou en rouge. A Tamgrout , elle est peinte en vert. Les motifs
décoratifs sont souvent ceux du henné sur une main.
La production est destinée souvent à usage domestique
mais aussi pour la vente : plats, jarres, cruches souvent grands de
tailles.
Le travail de bijoux est
considéré comme un art. Il demande beaucoup de
patience, de finesse et d’ardeur.Il sait se faire discret,
comme il sait se montrer imposant lors de grands
événements, (Cérémonies,
Ahwach….).
Aujourd’hui, on peut encore les apprécier lors des
moussems et des fêtes où les femmes berbères,
avec leurs beaux costumes traditionnels, se pavanent avec.
Comme bijoux berbères, on pourrait citer les fibules, les
bracelets berbères…Les
Fibules
Grandes ou petites, plaques
triangulaires reconnues comme bijoux berbères de
l’orfèvrerie, servent à maintenir les tuniques
de femmes. En effet, elles transpercent et bloquent
l’épaisseur des tissus pour les maintenir
ensembles.Ainsi la fibule, à elle seule, est symbole
protecteur.
Dans le « jbel Saghro » on verra cette fibule avec en
plus cinq branches qui évoquent les cinq doigts de la main
mais qui gardent la même signification que celle citée
auparavant: protection du mauvais oeil de la personne qui la
porte.
Taguemmout
Sorte d’oves creux
agrémentés sur la partie inférieure de
pendentifs ou de sequins en formes géométriques qui
évoquent la fécondité.
Le
Bracelet
La femme marocaine, est en
particulier la femme berbère, ne saurait se passer de bijoux
en argent, qui autrefois permettaient de reconnaître juste au
premier coup d’œil son appartenance tribale. En effet,
il y a le bracelet « Safar », le bracelet «
Loubane », le bracelet « Sahraoui », le bracelet
« Berbère » et d’autres encore. Ce dernier
est le plus beau et sa beauté réside dans la
diversité des techniques avec lesquelles il est fait. Parmi
elles, on pourrait citer : le niellage ( les dessins gravés
du bracelet sont remplis avec un alliage à base
d’antimoine) et le filigrane( remplissage avec dentelle de
fils d’argent).
Il suffit d’évoquer
le mot ‘poignard’ pour que les habitants de Kelaat
M’gouna vous annoncent Douar AZLAG’, une
agglomération de prés de 600 habitants à
quelques kilomètres de Kelaat M’gouna et dont les
habitants se sont spécialisés dans la Fabrication des
poignards, les membres de la coopérative AZLAG des poignards
parlent avec fierté de ce métier qui leur
était transmis de leurs ancêtres.
’’Transmettre ce métier à nos enfants est
un devoir, chaque habitant de notre douar a au moins deux enfants
qui maîtrisent ce métier’’ vous
déclarent ils avec fierté ;une tournée dans la
coopérative vous permet de valider facilement ces propos,
les locaux sont occupés par de jeunes artisans qui auront la
tache de retransmettre ce savoir faire à leur
progéniture. Les membres de cette coopérative
précisent qu’ils continuent à pratiquer ce
métier en dépit des difficultés de
commercialisation, et d’ajouter ’’ Les instances
représentatives doivent nous apporter un coup de main pour
la participation dans des foires d’exposition, si nous ne
pouvons pas participer directement dans ces manifestations nous
souhaitons que nos représentants connaissent au moins un
minimum d’informations sur les produits
exposés’’.
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ait lhaj
jeu 23 jui 2009 18:03