tapis berbere de taznakht  posté le mercredi 29 novembre 2006 17:48

Blog de taznakht : taznakht, tapis berbere de taznakht
LE TAPIS :
MODE D'EXPRESSION DANS LE HAUT ET LE MOYEN ATLAS MAROCAIN.
(Symbole de la civilisation berbère).
A l'instar de tout acte culturel, artistique et folklorique, le tapis est un objet d'art basé sur une connaissance de civilisation ancestrale des peuples qui ont, tout le long de l'histoire, exprimé leur savoir à travers des moyens décoratifs, de sculptures, de poèmes, de dessins divers, de couleurs,...etc.

Le tapis est donc un objet artistique réalisé dans des familles de grandes traditions pastorales et qui vivent en générale de l'élevage et de l'agriculture (donc des familles rurales).

La fabrication des tapis traditionnels, sous toutes leurs formes, nécessite la présence de certaines conditions, des moyens et du matériel de bases dont, notamment :

la laine pure et saine, comme matière première qui sera transformée en fils à différentes dimensions et propriétés variées, des colorants naturels...

un matériel adéquat (métier à tisser) de différentes formes, selon l'utilisation souhaitée,

un personnel compétent maîtrisant les techniques traditionnelles de tissage et de motifs décoratifs..,

Le tissage des tapis constitue une activité parfois essentielle dans certains milieux, car cela joue un rôle économique primordial dans la subsistance des familles. C'est un mode de commerce traditionnel basé sur le troc. Dans un ménage l'homme et la femme travaillent en coopération. La femme s'occupe du tissage et le modelage des tapis et le mari s'occupe de la commercialisation dans les marchés hebdomadaires, et fait, en contre partie, l'achat des produits alimentaires et autres produits dont ils ont besoin pour vivre.

De point de vue artistique, le meilleur tapis est encore fait dans certaines régions berbères à base de produits naturels locaux (colorants).Les motifs décoratifs utilisés est l'expression de la culture de la tribu dont est originaire le produit. Ces motifs relatent l'esprit de cohabitation qui a toujours existé dans ces tributs depuis une histoire lointaines avec les peuples de différentes convictions et de différentes civilisations (musulmans, juifs, berbères, chrétiens) Les tribus berbères constituent l'exemple le plus frappant de cette esprit de tolérance et de cohabitation ; car dans la plus part d'entre elles l'on peut même, aujourd'hui encore, rencontrer des artisans juifs.

La maîtrise de l'art de tisser les tapis se transmis de mère à fille, ce qui constitue une tradition d'apprentissage dans les milieux ruraux. Le langage visuel traditionnel commun de la collectivité ainsi que les techniques permettant de nouer avec doigter les fils d'un tissage est aussi appris sur le tas, en confrontation avec la réalité. Les motifs décoratifs figurant sur les différents tissages sont très significatifs. Ces éléments différents d'une tribu à une autre, ce qui fait de cet art une vraie mosaïque.

La présentation des figures et des symboles décoratifs sont faits de manières poétiques et révèlent une œuvre musicale, un tableau d'art fait avec goût et du bon sens. La tonalité des couleurs forme une mélodie visuelle inégalée.

Le tapis est une tradition plutôt berbérophone car, c ‘est dans le Sud marocain, dans le Haut et le Moyen Atlas, que le tapis a connu son épanouissement (sous le nom : Tazarbit). Le perfectionnement de cette œuvre d'art significative d'une culture plurielle, et de savoir ancestral, est l'une des préoccupations quotidiennes des familles de ces régions.

Le Centre Ait Ouaouzguit, dans la province de Ouarzazate, est l'un des principaux berceaux de cette production artisanale. Ce Centre de renommée mondiale, est situé dans le Haut Atlas, là où la confection des tapis prédomine. En tant que haut lieu de l'artisanat en général et du tapis en particulier, Ait Ouaouzguit est à son tour composé de plusieurs points de production et notamment :

- Tamassin - Ait Semgane - Ai Waya
- Ait Ougharda - Tidili - Taznakt
- Ait Ouchen -Ait Ameur,

Znaga et Sektana comme points limitrophes.

La région des mille Kasbahs compte deux coopératives principales :
La coopérative de Ouarzazate,
La Coopérative de Taznakt.

La classification des tapis :

Les tapis sont classés en deux grandes catégories :

1- Le tapis de tradition berbères : c'est la catégorie la plus importante et la plus représentative à l'échelon mondial .C'est une production typiquement Atlasique avec une décoration et des motifs exceptionnels, propres à une tribu bien précise. Nous considérons, à cet effet, les sous catégories suivantes :

A- le tapis du moyen Atlas (région de Méknés,- Rabat), tribu Zemmour- Zaer- Zain- Bani Mtir- Ait Sgougou- Beni M'guil.
B- Le tapis Moyen Atlas (région de Fès - Taza). : Tribus Beni- Ouarain - Ait Ighezzrane- Beni Alaham- Ait Halli -Ait youssi - Ait Seghrouchéne- Marmoucha- Ait Youb - Ait Izdeg- Aît Yaâcoub.

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l artisanat/techniques des tapis  posté le mercredi 29 novembre 2006 17:43

Blog de taznakht : taznakht, l artisanat/techniques des tapis
Techniques des tapies
 
Après les diverses opérations liées à la préparation de la laine, le tissage proprement dit peut commencer. C'est en fait de la finesse et de la solidité des fils de chaîne et des fils de trame que dépend la valeur d'un tapis.
Deux parties essentielles le composent : la haute laine et le tissu de fond.
Le nombre de nœuds au décimètre carré varie entre 50 dans un tapis du Haut-Atlas et 400 dans un tapis citadin de Rabat. On classe dans la famille des tapis ruraux les tapis du Moyen Atlas, les tapis du Haut Atlas et les tapis du Haouz de Marrakech.

 
Laine et tissage

De nos jours encore, dans certaines régions du Maroc, la laine est considérée comme un cadeau du ciel; on lui attribue le don de protéger l'homme des forces maléfiques. Depuis la tonte jusqu'à l'ourdissage, la laine est donc traitée avec soin et travaillée selon un rituel très précis, qui se transmet de génération en génération.


Ainsi, après la tonte, la laine est gardée dans un coin discret de la maison. Lors du lavage de la laine à la rivière les tisseuses prononcent ces mots : "La laine comme le blé génère l'abondance".

 
Quant à la teinture, qui a pour objet de modifier l'aspect de la laine sans en modifier les qualités principales d'isolant thermique, de résistance à l'usage et de confort visuel et tactile, elle obéit encore dans certaines régions à un rite précis. La veille de l'opération de teinture, on expose les différents bains à la lueur des étoiles pour chasser les forces maléfiques. La tisseuse, fumige la laine prête à être teinte et la cache
loin des regards, puis, elle se purifie elle-même comme si elle se préparait pour la prière. Le lendemain, à l'aube, la tisseuse retourne vers le bain qu'elle a exposé aux étoiles sans se tourner ni à gauche ni à droite puis elle commence l'opération de teinture après avoir prononcé une prière, la "Basmala".

 
Pour l'ourdissage, la tisseuse demande à deux voisines de l'aider à monter son métier à tisser. Après avoir planté les deux piquets de l'ourdissoir, la propriétaire du métier à tisser prononce la "Basmala" puis écrase quelques morceaux de sucre entre les deux piquets. Puis, les trois tisseuses se mettent à chanter les phrases suivantes : "Nous voulons monter le métier, chaque métier voyant le jour doit être achevé".
 

Malheureusement, les techniques ancestrales de teinture tendent à se perdre.
Si la tradition orale des teintures végétales est toujours dans les mémoires, elles ne sont plus très souvent employées de nos jours pour les laines qui entrent dans la fabrication du tapis marocain. Depuis quelques
années, les autorités entreprennent des recherches afin de retrouver les anciens procédés de teinture naturelle. Un projet ambitieux qui rendra aux tapis ses lettres de noblesse.
 

Le saviez-vous ?

Dans certaines tribus de l'Atlas, lorsqu'une femme achète un tapis (dont la confection prend souvent plus d'un an), l'avènement est vécu comme une manne de Dieu et donne lieu à une véritable fête. Par contre, dans d'autres tribus, l'achèvement d'un tapis est considéré comme la perte d'un enfant que l'on a conçu, élevé et vu grandir pour finalement le voir partir. Son achèvement est alors accueilli par des cris et des pleurs.


Les tapis citadins

L'appellation de "tapis citadins" s'applique surtout pour les tapis de Rabat et de Médiouna, tous deux d'inspiration orientale. Ceux-ci comptent entre 40.000 et 90.000 points au mètre carré suivant le niveau de qualité désiré.
Les tapis de Médiouna se singularisent par l'importance accordée au champ central qui comporte souvent plusieurs médaillons.

 
Les tapis citadins sont en général très longs, presque disproportionnés. C'est une simple adaptation aux dimensions des salles marocaines, d'architecture andalouse.


Les tapis du Moyen Atlas

Le Moyen Atlas abrite la majeure partie des tribus qui tissent les tapis (Béni M'Guild...). Ces tapis sont connus pour leurs velours blanc et soyeux.
Les nœuds ont une hauteur qui atteint parfois 10 cm ou plus. Ces tapis servent de matelas, de couvertures, et montrent un décor simple fait de losanges. Ces tapis sont appelés "achdif". Les tapis du Moyen Atlas sont
tissés selon des techniques qui varient quelque peu d'une tribu à l'autre.
 

Les tapis du Haut Atlas

Les tapis du Haut-Atlas sont tissés selon une technique similaire à celle du tapis citadin. Les tapis du Haut Atlas sont également appelés les tapis des Aït Ouaouzguites, tribu qui peuple le territoire se trouvant entre
Ouarzazate et Taznakht.
 

Métiers à tisser

Les métiers à tisser utilisés appelés localement "Astta" sont dans leur grande majorité en bois et en métal. Les montants sont métalliques, les ensouples sont à base de madrilliers en bois à base rectangulaire. Le
tissage sur ces métiers donne un tapis avec des franges sur un seul côté. Les métiers entièrement métalliques, à ensouples cylindriques permet le tissage de tapis avec des franges des deux côtés. Ils sont peu nombreux.


Les tapis du Haouz de Marrakech

Les tapis du Haouz de Marrakech font partie des tapis ruraux. Les tribus noueuses de tapis qui entourent Marrakech sont presque toutes d'origine arabe; on cite ici les tapis de Rehamna, les tapis de H'mar et les tapis des Oulades Bousebaâ. Dans ces trois tribus, le nœud utilisé est le nœud symétrique. Les fils de chaînes sont en poil de chèvre ou en un mélange de poil de chèvre et de laine noire, les rangées de nœuds sont séparées par quatre à douze fils de trame, la trame est souvent en laine rouge, le tissage de ces tapis est lâche, on relève le même nombre de nœuds en longueur et en largeur.


Une des caractéristiques des tapis du Haouz est leur lisière tissée en dents de scie pénétrant le velours noué, ces lisères sont tissées en poil de chèvre. De façon générale, la composition artistique utilise des motifs simples qui prennent toutes les formes possibles : losange, carré, triangle,

ligne en zigzag etc...
 
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taznakht-vieux village  posté le mercredi 29 novembre 2006 17:24

Blog de taznakht : taznakht, taznakht-vieux village

- Au nord s'étend les solitudes pierreuses que traverse le chemin de tikirt.
- A l'est et au sud un massif escarpe de roche noire et luisante, auquel est adossé le village ferme l'horizon.
- C'est vers l'ouest que le paysage est moins désole. De ce côté, en effet, on aperçoit une portion de la plaine des zenaga, et au delà se dressant sur un piédestal de montagnes grises; la haute cime blanche du jbel siroua.

- Au pied de taznakht-mère est le lit de l'oued taznakht; un flet d'eau presque ininterrompu.
- Le village est bati en long sur la rive droite de ce oued.
- Le mellah ne se distingue d'aucune façon de la ville musulmane.
- Les habitations; toutes en pise n'ont aucune style particulier et bon nombres d'entre elles sont délabrées et a demi démolies. Des pans de murs croulants sont le reste de l'oeuvre de la famine qui sevit autrefois.

- Au dessus; dominant le village; s'élève la maison du KHALIFA.

A l'heure actuelle TAZNAKH-MERE parait devoir reprendre une physionomie plus encourageante

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taznakht-vieux village  posté le mercredi 29 novembre 2006 17:24

- Au nord s'étend les solitudes pierreuses que traverse le chemin de tikirt.
- A l'est et au sud un massif escarpe de roche noire et luisante, auquel est adossé le village ferme l'horizon.
- C'est vers l'ouest que le paysage est moins désole. De ce côté, en effet, on aperçoit une portion de la plaine des zenaga, et au delà se dressant sur un piédestal de montagnes grises; la haute cime blanche du jbel siroua.

- Au pied de taznakht-mère est le lit de l'oued taznakht; un flet d'eau presque ininterrompu.
- Le village est bati en long sur la rive droite de ce oued.
- Le mellah ne se distingue d'aucune façon de la ville musulmane.
- Les habitations; toutes en pise n'ont aucune style particulier et bon nombres d'entre elles sont délabrées et a demi démolies. Des pans de murs croulants sont le reste de l'oeuvre de la famine qui sevit autrefois.

- Au dessus; dominant le village; s'élève la maison du KHALIFA.

A l'heure actuelle TAZNAKH-MERE parait devoir reprendre une physionomie plus encourageante

tapis de ait ouaouzguite
 

L’Artisanat joue un rôle très important dans l’économie de la province de Ouarzazate et représente l’une des caractéristiques fondamentales de la vie quotidienne de cette ville.Grâce à des subventions, nationales et internationales, plusieurs coopératives et corporations ont vu le jour.Ainsi une large variété de produits, à base de bois, métal, laine, argile, pierre, cuivre et os, s’est développée et dont le travail s’est beaucoup amélioré mais tout en gardant son authenticité.

Tapis

Parmi les activités artisanales, le tissage est le plus ancien à ouarzazate. Le tapis ou « Tazarbit », tissé pratiquement dans tous les villages environnants de Ouarzazate, est déstiné à usage domestique mais aussi commercial. Le tissage pour, ces régions, est tout un savoir-faire ancestral qui se transmet à domicile et au sein de la même famille.
En effet, la mère initie sa fille à la confection d’un tapis comme elle l’initie à l’art culinaire. De son côté la jeune tisseuse doit être capable de mémoriser une technique, un savoir-faire, doit aussi intérioriser les motifs décoratifs et doit avant tout avoir le goût des couleurs et de ses gammes.
Le tapis, de Ouarzazate et de ses régions, est reconnu par la qualité de sa laine, par l’éclat de ses couleurs, et par son petit format.
La femme s’occupe du tissage et le modelage des tapis et le mari s’occupe de la commercialisation dans les marchés hebdomadaires, et fait, en contre partie, l’achat des produits alimentaires et autres produits dont ils ont besoin pour vivre.
Le tapis est une tradition plutôt berbérophone car, c ‘est dans le Sud marocain, dans le Haut et le Moyen Atlas, que le tapis a connu son épanouissement( sous le nom : Tazarbit). Le perfectionnement de cette œuvre d’art significative d’une culture plurielle, et de savoir ancestral, est l’une des préoccupations quotidiennes des familles de ces régions.
Le Centre Ait Ouaouzguit est l’un des principaux berceaux de cette production artisanale. Ce Centre de renommée mondiale, est situé dans le Haut Atlas, là où la confection des tapis prédomine.
En tant que haut lieu de l’artisanat en général et du tapis en particulier, Ait Ouaouzguit est à son tour composé de plusieurs points de production et notamment :Tamassin,Ait Semgane, Ait Ougharda,Taznakht,Ait DOuchen, Znaga et Sektana comme points limitrophes .La région de Ouarzazate compte deux coopératives principales :
La coopérative de Ouarzazate et La Coopérative de Taznakht.

Tapis Aït Ouaouzguite

C’est à Taznakht qu’on pourrait trouver les plus beaux tapis « Ouaouzguites ». Ce dernier est le plus admiré et le plus vendu. Il doit son succès au travail bien fait des artisans, à sa laine, ses belles couleurs et ses motifs géométriques.

Tapis Akhnif

Il est reconnu par sa réversibilité et sa légèreté. Utilisé de nos jours comme décor sur les mûrs des maisons plutôt qu’à usage domestique.

Les Roseaux

Dès l’aurore, vous le voyez tête penchée, dos courbé, mains agiles qui se pressent de travailler les tiges de roseaux appelés ( gssab).L’artisan, préoccupé par sa besogne les doigts agiles, ne voit jamais le temps passer. A la fin de la journée, il nous offre une panoplie de chefs d’œuvres naturels ornementaux : des fauteuils, des bibliothèques, des tables, des chaises, des paniers…

La Poterie

La poterie berbère est généralement en terre blanche cuite dans des fours anciens ce qui n’est pas le cas dans les autres villes du Maroc. Elle est incisée ou estampée, peinte en noir ou en rouge. A Tamgrout , elle est peinte en vert. Les motifs décoratifs sont souvent ceux du henné sur une main. La production est destinée souvent à usage domestique mais aussi pour la vente : plats, jarres, cruches souvent grands de tailles.

Les bijoux berbères

Le travail de bijoux est considéré comme un art. Il demande beaucoup de patience, de finesse et d’ardeur.Il sait se faire discret, comme il sait se montrer imposant lors de grands événements, (Cérémonies, Ahwach….).
Aujourd’hui, on peut encore les apprécier lors des moussems et des fêtes où les femmes berbères, avec leurs beaux costumes traditionnels, se pavanent avec.
Comme bijoux berbères, on pourrait citer les fibules, les bracelets berbères…
Les Fibules

Grandes ou petites, plaques triangulaires reconnues comme bijoux berbères de l’orfèvrerie, servent à maintenir les tuniques de femmes. En effet, elles transpercent et bloquent l’épaisseur des tissus pour les maintenir ensembles.Ainsi la fibule, à elle seule, est symbole protecteur.
Dans le « jbel Saghro » on verra cette fibule avec en plus cinq branches qui évoquent les cinq doigts de la main mais qui gardent la même signification que celle citée auparavant: protection du mauvais oeil de la personne qui la porte.

Taguemmout

Sorte d’oves creux agrémentés sur la partie inférieure de pendentifs ou de sequins en formes géométriques qui évoquent la fécondité.

Le Bracelet

La femme marocaine, est en particulier la femme berbère, ne saurait se passer de bijoux en argent, qui autrefois permettaient de reconnaître juste au premier coup d’œil son appartenance tribale. En effet, il y a le bracelet « Safar », le bracelet « Loubane », le bracelet « Sahraoui », le bracelet « Berbère » et d’autres encore. Ce dernier est le plus beau et sa beauté réside dans la diversité des techniques avec lesquelles il est fait. Parmi elles, on pourrait citer : le niellage ( les dessins gravés du bracelet sont remplis avec un alliage à base d’antimoine) et le filigrane( remplissage avec dentelle de fils d’argent).

Le poignard

Il suffit d’évoquer le mot ‘poignard’ pour que les habitants de Kelaat M’gouna vous annoncent Douar AZLAG’, une agglomération de prés de 600 habitants à quelques kilomètres de Kelaat M’gouna et dont les habitants se sont spécialisés dans la Fabrication des poignards, les membres de la coopérative AZLAG des poignards parlent avec fierté de ce métier qui leur était transmis de leurs ancêtres. ’’Transmettre ce métier à nos enfants est un devoir, chaque habitant de notre douar a au moins deux enfants qui maîtrisent ce métier’’ vous déclarent ils avec fierté ;une tournée dans la coopérative vous permet de valider facilement ces propos, les locaux sont occupés par de jeunes artisans qui auront la tache de retransmettre ce savoir faire à leur progéniture. Les membres de cette coopérative précisent qu’ils continuent à pratiquer ce métier en dépit des difficultés de commercialisation, et d’ajouter ’’ Les instances représentatives doivent nous apporter un coup de main pour la participation dans des foires d’exposition, si nous ne pouvons pas participer directement dans ces manifestations nous souhaitons que nos représentants connaissent au moins un minimum d’informations sur les produits exposés’’.

       
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