le mariage chez ait taznakhte  posté le mercredi 29 novembre 2006 19:26

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     le mariage chez ait taznakhte

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Abordant la question du mariage chez les berbères, E.Laoust écrit : « les fêtes les plus appréciées par les berbères sont celles données au cours des différentes cérémonies du mariage »
Chez les Ait Taznakhte, ses fêtes, globalement dénommées par le terme « tamġra », s'échelonnent souvent sur une semaine et plus (sans compter les préparatifs qui demandent plusieurs jours) et donnent lieu à des soirées chantantes qui se terminent toujours par la danse d' « ahwas ».

En fait, des femmes dites «timzwarin » y ont un rôle primordial dans la conduite du rituel : elles chantent « tazrrart » et dansent l' « ahwaŝ".

Forte ressemblance et rare différence marque la célébration de ces fêtes chez les Ait Taznakhte. Bien que le protocole varie d'une région à l'autre, ces berbères partagent le plus souvent les mêmes coutumes de mariage «lcwayd ».
Cet article a pour seule ambition de décrire les différentes cérémonies occasionnées par le mariage, une description témoignant d'une richesse de nomenclature.
2-Description du processus du mariage
Après avoir choisi celle qu'il désire épouser, le jeune homme fait part de ses intentions à ses parents souvent par l'intermédiaire d'un ami, amdalb . Les parents se chargent d'un pain de sucre et d'un bracelet, abzg, font le chemin, réclament la parental de la jeune fille et proclament : « infgiwn igan win rbbi », hôtes de Dieu. Les parents de la jeune fille leur souhaitent la bienvenue et leur offrent à manger et à boire, après quelques paroles échangées, ils exposent le but de leur visite. Leur démarche agrée, il reste au père de prétendent de faire la démarche officielle au cours de laquelle se discuteront les conditions du mariage. Il est accompagné d'une bande de femmes et d ‘hommes, munis de cadeaux. Ils consistent en petits objets de coquetteries, en henné et, le plus souvent, en vêtements pour la futur ainsi que pour ses parents.
Les hommes s'isolent dans une chambre réservée aux hôtes, tamsriyt, c'est après avoir bu quelques verres de thé qu'on procède aux formalités des fiançailles. L'argent, les bijoux, les céréales et les vêtements constituent la dote proprement dite, « amrwas ». La discussion achevée et l'accord existe désormais entre les deux familles, on fixe la date du mariage.
Les deux familles entament leurs préparatifs et avertissent leurs familles et leurs proches. De son coté, le fiancé, qui portera dorénavant le nom d'asli et qu'il conservera durant toutes les fêtes qui succéderont, adresse d'autres cadeaux à sa promise : deux paires de babouche idukan, un ahayk et d'autres vêtements.
Axgg°as est le nom donné à la première cérémonie. Elle a pour principal objet de préparer le grain nécessaire aux repas qui seront servis aux invités. Elle a lieu dans les deux maisons concernées avant le jour du mariage d'une semaine. Voici comment l'on procède chez les Ait Douchen : Sur une natte étendue au milieu de la cour, arhbi, on dépose un grand bissac rempli du mais et d'orge, imndi, et une meule à bras, azrg.
Pour moudre le grain, il est d'usage de solliciter l'aide de trois femmes dites timzwarin et trois hommes, imzwura .Chaque couple jette trois poignées d'orge dans l'oeillard du moulin à bras et le fait tourner trois fois en poussant des you-yous.
Chez les Ait Ouagherda, la cérémonie porte le nom d'afran . Les timzwarin y ont un rôle indispensable. On les fait asseoir sur une natte, agrtil, étendue au milieu de la cour sur laquelle on a déposé du sucre, un peu de sel et un bracelet que l'on mêle au grain. Puis on remet à chaque tamzwart un plateau d'alfa, isg°i, pour cibler. Avec l'apparition du bracelet, elles se précipitent à sa recherche. Celle qui parvint à le prendre est honorée de le mettre trois jours pour le rendre ensuite à sa propriétaire. Ainsi le veut la coutume. L'après-midi, on remet, le blé et l'orge aux voisines en les priant de le moudre et de le cibler chez elles.
La nuit du même jour, on procède à une première toilette de la fiancée, absay . On la fait asseoir dans un coin (souvent droite) d'une chambre qui lui est réservée, ahanu n-tslitt. On la pare soigneusement, on la teint au henné puis on tresse ses cheveux.
Les parfums, tujjutt, on les prépare d'une manière traditionnelle. Dans une sorte de courge longue qu'on fait sécher, qu'on troue à l'une de ses extrémités pour en nettoyer l'intérieur, on met des encens, lbxur, du girofle, lqrunfl, puis on mêle le tout de l'eau chaude.
C'est aussi le jour de la construction du four à pain, tafrrant. Elle est confiée encore une fois aux timzwarin qui le bâtissent elles-mêmes avec des pierres et de l'argile. Ainsi fini, on leur sert du thé.
Avant le jour du mariage, la fiancée choisit sa demoiselle d'honneur, tanbdadt, souvent une négresse, tawayya, qui l'assistera durant les différentes cérémonies du mariage. De son côté, le fiancé choisit ses garçons d'honneurs, imsnayn, parmi les influents et qui vont lui amener la mariée. Ils sont souvent au nombre de dix (cinq hommes et cinq femmes).
La nuit de jeudi ou de dimanche, considérée comme jour faste, la fiancée doit quitter définitivement la maison maternelle. Le cortège des imsnayns envoyés par le mari se dirige vers la maison de la promise en compagnie de la mule qui la transportera. A leur arrivée, ils trouvent les gens de la famille de la mariée qui les attendent. Après avoir souhaité la bienvenue aux hôtes, on les fait introduire dans la maison, on leur sert un grand repas, puis les hommes s'isolent dans une pièce pour procéder aux formalités de l'établissement de l'acte de mariage en présence d'un lcadl. Les mandataires parlent les mains posées sur un plateau d'alfa, tisgg°it n-nnikah(plateau du fiançailles), contenant du henné, quelques dattes, quelques amandes, tixalxalin, trois petits miroirs et trois peignes. On rédige l'acte, puis un ttalb récite une fatha écoutée avec gravité. Le mariage par ce fait est officiellement consacré, une femme pousse des you-yous annonçant la proclamation des bons asdar n-nnikah. Avant de sortir, les hommes ont coutume de jeter leurs oboles dans le plateau que la tanbdatt apporte à la mariée.
Dans l'autre côté, la fiancée est entourée des femmes insérant notamment celles envoyées par le mari qui procède à sa toilette, elles la teignent au henné, déjà pillé et déployé avec de l'eau chaude, lui mettent ses bijoux : le bracelet, abzg, le diadème au front, amhawl, puis elles la revêtent de ses nouveaux habilles. Juste avant son départ, on fixera devant son visage un voile de couleur rouge, tasbniyt, qu'elle gardera jusqu' à la fin des noces. Les femmes qui l'entourent chantent les courtes strophes de tazrrart (tazrrart de départ).
Le moment venu de conduire la mariée à la maison maritale, amsifid, son frère ou l'un de ses proches, la fait sortir et l'invite à s'asseoir et à se dresser trois fois en lui adressant la parole : « awi rrzq-nm tflt win-nnag », (prend ton destin et laisse le nôtre).On la hisse ensuite sur la mule sellée d'un tapis et d'un ahayk, puis on fait monter un garçon (dont les parents sont en vie) devant. Et voilà le cortège qui se dirige vers la maison du mari entouré des proches et de la famille de la mariée, précédé des imsnayn et avancé de sa tanbdatt qui tient la bride. La coutume veut que la mère n'accompagne pas sa fille le jour de son départ.
Lorsqu'on atteint la maison du futur époux, un amsnay soulève la mariée. Chez les Ait Ouagherda, c'est sa demoiselle d'honneur qui la transportera sur son dos et l'introduira à la maison conjugale. Sa belle-mère lui présente du lait qu'elle crache sur le monde qui l'entoure. La tradition veut qu'ils se méfient de ses craches.
Chez les Ait Douchen, la belle-mère présente à la mariée quelques poignées d'orge qu'elle sert à son tour à la mule pour l'avoir transporté. Le fiancé, quant à lui, il est entouré de quelques jeunes hommes de même âge que lui, vêtus de même habilles, on agit de sorte que l'on ne puisse reconnaître le fiancé dissimulé dans le groupe. Il tentera de frapper la mariée protégée par les femmes.
Les deux mariés s'introduisent à la chambre nuptiale, puis on leurs sert un plat de couscous, sksu, en présence d'une tamzwart et un amzwar.
Quant arrive la nuit, le mari consomme le mariage. Si la femme est reconnue vierge, il y a tag°rit (faite par les you- yous d'une femme). Puis, il appartient à sa demoiselle d'honneur de montrer aux parents du jeune homme le pantalon de la mariée lâché du sang. En convie les invités qui peuvent se réjouir de toute sorte de plats pour passer ensuite à la danse d'ahwas qui dure jusqu'à l'aube. Le lendemain, on baigne la mariée, puis vient igil . C'est un rituel qui consiste à fixer un filet (ahmmal) dans un coin de la chambre nuptiale sur lequel on étend les vêtements des deux mariés. C'est à ce moment qu'on procède à une nouvelle application du henné de la mariée, azlay ; et qu'on la revêt de ses nouvelles habilles. Juste après, il appartint à son mari de lui couper les cheveux de la frange, tawnza.
Le jour qui suit, dit ass n-brkouks (le jour du couscous à gros grains), on assiste à un rituel consistant à jeter des pièces d'argent au milieu d'une assemblée de garçons et de jeunes files. Chacun jette ses oboles et prétendant acheter une personne de l'autre sexe en prononçant : sgig flan, c'est à dire j'ai acheté telle personne. On ne donne aucune signification à ce rituel ; on le considère comme simple jeu. Le plateau contenant les oboles doit être encore une fois apporté à la mariée qui en donne une part à sa tanbdatt.
Le troisième jour du mariage, on applique encore une fois du henné à la

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les guifs en afrique de nord  posté le mercredi 29 novembre 2006 19:20

Blog de taznakht : taznakht, les guifs en afrique de nord
les juifs en afrique du nord/relations avec les berberes /taznakht exemple
 

L'arrivée des juifs en Afrique du Nord, sans doute en compagnie ou dans le sillage des navigateurs-commerçants phéniciens, remonte très loin dans le temps, sans qu'il soit possible de situer exactement la date à laquelle cette migration a commencé. Certains la font remonter à l'époque de Salomon (1er millénaire av. J.-C.), d'autres à la période qui a suivi la destruction du Premier Temple (587 av. J.-C.), d'autres encore à une date plus récente, après la destruction du Second Temple (70 de l'ère chrétienne).

Une première remarque s'impose : de tous les peuples qui, très tôt, ont commencé à se déplacer en Méditerranée d'Est en Ouest, seuls les Juifs n'avaient aucune visée conquérante ou colonisatrice et tout à fait paradoxalement, de tous les peuples qui se sont succédés, seuls ont survécu jusqu'à nos jours, s'infiltrant dès le début et s'intégrant dans la trame de la société et de la culture locales. Très tôt, ils essaimèrent depuis les comptoirs phéniciens côtiers vers l'intérieur des terres, s'insérant de manière organique dans chaque tribu, chaque village, s'imprégnant de l'environnement et l'influençant en retour.

Ironie du sort : ceux qui ont su et pu survivre à tous les bouleversements qui ont secoué la région, se sont trouvés, au milieu de ce siècle, impliqués, imbriqués dans un autre phénomène historico-politique non moins étonnant que leur survie. C'est celui du retour en masse des juifs du Maghreb et d'Orient, sous l'impulsion de la vague messianico-sioniste des années 50 et 60, vers la même terre qui a vu certains de leurs lointains ancêtres, plusieurs siècles auparavant, partir à l'aventure en compagnie des intrépides marins de Tyr et Sidon. Ici semble se clore un chapitre passionnant de l'histoire des migrations en Méditerranée. Fin d'une coexistence qu'évoquent avec nostalgie ceux qui sont restés sur place, beaucoup moins ceux qui sont partis vers leur nouveau-antique destin.

Mais qui sont les Berbères ? Ont-ils toujours vécu en Afrique du Nord et aux abords du Sahara ? L'incertitude des historiens et des archéologues, l'insuffisance de preuves épigraphiques, laissent la place libre à l'imagination qui, de toute façon et traditionnellement, s'est donné libre cours, renforcée en cela par certains écrits juifs et arabes du Moyen Age. Ces écrits font état de légendes sur l'origine « cananéenne » des Berbères, dont l'ancêtre ne serait autre que le célébre chef militaire Goliath (en berbère Jalout). Le légendaire s'imbrique ici dans l'histoire, l'interprète, la pervertit, l'idéalise, favorisant l'exploitation idéologique, culturaliste. Il faut dire qu'il y a là une sorte de revanche de la part d'une civilisation dénigrée cherchant à se réhabiliter, en minimisant ce qu'elle doit à l'environnement culturel dominant et en amplifiant la dette qu'elle pense avoir contractée vis-à-vis d'une autre, dénuée, celle-là, de toute prétention à l'hégémonie. Mais il y a davantage : outre le mythe de l'origine juive (ou cananéenne), a cours une autre thèse reconnue plus ou moins comme historique, bien qu'encore insuffisamment attestée, selon laquelle les Berbères auraient été en partie judaïsés. Les divergences à ce sujet entre historiens vont bon train, principalement quand il s'agit de la figure historico-légendaire de la Kahina.

La société berbère semble avoir été l'une des rares à n'avoir pas connu l'antisémitisme. Le droit berbère, azref, dit « coutumier », contrairement au droit musulman (et au droit juif, soit dit en passant), est tout à fait indépendant de la sphère religieuse. Il serait, par essence, « laïque » et égalitaire, et n'impose aucun statut particulier au juif, alors que la législation musulmane fixe le statut du juif (et du chrétien) en tant que dhimmi, « protégé », soumis à certaines obligations et interdictions. Le juif occupait une place bien définie dans le système socio-économique du village berbère : il remplissait généralement la fonction soit d'artisan (orfèvre, cordonnier, ferblantier), soit de commerçant, l'une et l'autre occupation pouvant être ambulantes. Aujourd'hui encore, après trente ou quarante ans, les villageois de l'Atlas et des vallées sahariennes se souviennent avec nostalgie du temps où les juifs faisaient partie du paysage, allant jusqu'à imputer à leur absence la raison de leurs misères actuelles.

Peut-on en dire autant de l'image du Berbère musulman auprès de son ex-compatriote juif ? Rien n'est moins sûr. Il y a eu là comme un refoulement chez les juifs berbères immigrés en Israël quant à leur passé, dû sans doute à plusieurs raisons : leur nouvelle identité israélienne acquise « aux dépens » de leur précédente identité, les préjugés et quolibets qui frappaient et frappent encore les « chleuhs » (même en Israël). Leurs enfants et petits-enfants, nés en Israël, sont dans l'ignorance totale du patrimoine berbère de leurs parents.

L'L'image du juif dans l'imaginaire berbère semble donc avoir été tout à fait positive, voire privilégiée, à telle enseigne que, dans les contes populaires, un rôle de choix lui est dévolu : c'est à lui que revient la tâche honorable de dénouer les situations compliquées. Autre témoignage : les vieillards du Sud marocain se souviennent des joutes poétiques avec des Imedyazen (poètes juifs). Les traces juives dans le folklore berbère se rencontrent jusque dans les rituels à caractère essentiellement musulman, tel le cérémonial de la fête de l'achoura. Celle-ci, censée commémorer l'assassinat des fils d'Ali, gendre du Prophète, comporte des aspersions d'eau qui auraient pour objet de rappeler l'épisode biblique du passage de la mer Rouge. Ces aspersions durent dix jours, la dixième nuit étant baptisée Id n'youdayen (fête des juifs) et donnant lieu à des réjouissances comportant port de masques et chants « avec accent juif » (sic).

Y a-t-il réciprocité et trouve-t-on des traces berbères encore vivantes dans l'imaginaire et le folklore des juifs maghrébins ? Cette question mérite investigation dans la mesure où sont encore en vie, principalement en Israël évidemment, des personnes âgées prêtes à évoquer les bribes de folklore berbère encore vivaces dans leur mémoire.

Il existe bel et bien une pratique traditionnelle propre, semble-t-il, aux seuls juifs du Maroc et inconnue dans les autres communautés juives, puisque ne figurant pas dans le calendrier canonique hébraïque. Il s'agit d'une journée supplémentaire, ajoutée à la fête de Pâque, qui dure ailleurs sept jours et au Maroc huit jours. Nahum Soulschz, auteur d'ouvrages sur les juifs du bassin méditerranéen, publia en hébreu en 1933, à la suite de voyages d'études effectués au début du siècle, une monographie sur la Kahina, Dahia al Kahina. Certains passages de la préface de cet ouvrage suffisent pour illustrer l'attitude apologétique de cet historien, sérieux par ailleurs :

« Le présent ouvrage n'est pas une fiction, ni le récit romantique d'un épisode ou d'un personnage historique, mais le fruit d'une recherche minutieuse et critique sur la base d'un matériau historique et folklorique sérieux et significatif que nous ont légué les écrivains arabes et les contes traditionnels africains. Les actes héroïques, ainsi que la sagesse de l'héroïne en question ont été consignés dans les écrits d'une douzaine d'auteurs. Le plus grand de ces derniers, Ibn Khaldun, homme d'Afrique, affirme que les informations contenues dans ses écrits ont été puisées par les anciens dans des sources berbères authentiques... C'est lui également qui affirme que la Kahina... et les hommes de sa tribu, les Gherraouas, pratiquaient la religion juive et que leur lieu d'origine était la Palestine. [...] j'ai découvert qu'elle appartenait à une dynastie antique de prêtres (cohen, pluriel : cohanim) qui ont été refoulés en Afrique et ont connu, là-bas, la gloire et occupé des postes de commande. Ils ont aussi introduit la culture et les traditions juives tout autour de l'immense désert du Sahara.

La vérité historique des événements rapportés ici est attestée par les meilleurs chercheurs français contemporains (Mercier, Gautier...). Les écrivains français baptisaient généralement la Kahina la « Jeanne d'Arc » d'Afrique, certains d'entre eux se laissant aller à leur imagination et, à partir de récits légendaires, créèrent des fictions romantico-érotiques n'ayant aucun fondement historique. La vérité est que le merveilleux dans la figure de la Kahina dépasse même celui de Jeanne d'Arc [...].

De fait, il est arrivé à la Kahina ce qui arriva aux tribus juives héroïques dans les steppes d'Arabie au temps de Mohamed. Passé sous silence dans les écrits juifs, l'événement nous a été transmis seulement par les écrivains arabes [...].

Ce fut là le sort de l'histoire politique du peuple juif : les lacunes laissées par nos anciens ont été comblées par des historiens étrangers de qui nous dépendons pour la connaissance de notre propre passé. [...] Les écrivains arabes ont été séduits par la vie, la sagesse et l'héroïsme de cette femme et nous ont, au surplus, transmis quelques-unes de ses paroles flamboyantes contre les envahisseurs qu'aucun Arabe n'eût pu inventer de toutes pièces. »

Trad. Shlomo Elbaz

L'autre historien, J. W. Hirschberg, est beaucoup plus circonspect à l'endroit des sources prétendûment historiques, y compris les écrits d'Ibn Khaldun. Hirschberg distingue trois écoles, trois approches : 1. ceux pour qui toute l'histoire de la Kahina n'est qu'une légende ; 2. ceux qui, au contraire, croient à l'authenticité de l'ensemble des faits ; 3. ceux qui pensent qu'autour d'un noyau historique s'est tissé un réseau d'éléments légendaires. Hirschberg se placerait lui-même dans la troisième catégorie. Quoiqu'il en soit, le débat se poursuit autour de cette figure qui continue à galvaniser les militants et à inspirer poètes et artistes de la mouvance berbère.

Disons pour conclure que l'immigration en Israël de la quasi totalité des juifs berbères

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statut de l association taznakht anmoguar pour la culture et developpement  posté le mercredi 29 novembre 2006 18:12

Blog de taznakht : taznakht, statut de l association taznakht anmoguar pour la culture et developpement

En application du dahir no 1.58.376 du 15.11.1958 ( 03 joumada I 1378 ) relatif aux associations comme il a été modifié et complété par le dahir portant loi no 1.73.283 du 10.04.1973 ( 06 rabia I 1393 ) et la loi no 75.00 promulguée par le dahir no 1.02.206 du 23.07.2002 ( 12 joumada I 1423 ) , il est constituée a taznakht mere une association qui porte le non de : TAZNAKHT ANMOGUAR pour la culture et développement.

Article 2 :
L'association est une organisation civile qui refuse toutes formes de discrimination fondée soit sur le sexe, la couleur, la race, la langue, la religion la tribu, ou l'origine sociale. Elle est indépendante des syndicats, des parties et des courants politiques et religieux et raciaux et exerce ses activités par les moyens pacifiques et légitimes.

Article 3 :
Le siège de l'association se trouve à l'adresse suivante :/ taznakht vieux village ait attou

Article 4 :
Les principes de l'association sont :
La massivité , la démocratie , le progressisme , l'indépendantisme ,
la modernité , le rationalisme , le relativisme , l'égalité et l'humanisme .

Article 5 :
Les objectifs de l'association sont :
Défendre de l'intégrité et la pluralité de l'identité culturelle marocaine et s'intéresser à toutes ses composantes africaine , amazighe , arabe et humaine .
Protéger les droits culturels et linguistiques et les faire connaître.
Propagation de la culture des droits de l'homme et des peuples et faire connaître les chartes et conventions internationales en la matière.
Défendre les droits de la femme et de l'enfance et renforcer des relations d'ouverture et d'égalité et de respect mutuel entre la femme et l'homme et renforcer la complémentarité et la solidarité et le compromis au sein de la famille.
Renforces la culture scientifique et la pensée rationnelle et l'esprit critique et lutter contre le mythe et la tromperie.
Renforcer la société civile et instaurer une pratique associative progressiste et ciblée et exploiter les potentialités de créativité chez les enfants et la jeunesse au service de l'intérêt générale.
Valoriser les aspects humanitaires et progressistes de l'histoire et le patrimoine de la région et les développer et s'ouvrir sur les cultures et les expériences des autres régions et peuples et en bénéficier.
Développer la culture progressiste et les œuvres littéraires et artistiques engagées au service des couches démunies et marginalisées.
Lutter contre l'illettrisme et l'analphabétisme fonctionnel et intelectuel et culturel et présenter des séances d'instruction et de culture et des cours de soutien scolaires et éducationnels et organiser des séminaires et cycles de formation intelectuel techniques et professionnelle.
Enseigner les langues nationales amazighes et arabes et les langues étrangères.
Encadrement culturelle et éducationnel et artistique et sportif de l'enfance et la jeunesse et la pratiques de toutes les formes littéraires et artistiques ( la musique , la chanson , la poésie , le théâtre , la dense , le sport , le cinéma ,et les divers arts ...) et toutes les activités associatives ( cours scolaires , exposés , conférences , débats , soirées , manifestations sportives , compétitions , séminaires de formation , excursions , chantiers , campings et rencontres ...) au niveau local , national et international.
Créer des clubs sportifs et artistiques et clubs professionnels et culturels et garderie et maternité d'enfants et éditer des publications et circulaires et(...) audio visuels et créer des bibliothèques et espaces de lecture.
S'intéresser à la culture informatique et l'Internet et toutes les techniques scientifiques et électroniques et les œuvres et recherches scientifiques écrites et audio visuels .
Renforcer la solidarité sociale entre la population de la région et renforcer les valeurs du sacrifice et de l'intérêt général (...).
S'intéresser aux handicapés et les plus âgés et les couches marginalisées.
Sauvegarder l'environnement et la propreté et conserver la nature et les monuments touristiques de la région.
Renforcer les relations d'amitié et de solidarité entre les jeunes et les peuples du monde et contribuer à la sauvegarde de la paix mondial.
Conclure des conventions de partenariat et de coordination et de coopération avec les institutions et les instances et les conseils élus et les associations ayants les mêmes objectifs que les nôtres au niveau local et national et international et ce dans le cadre des objectifs et préoccupations de notre association.
Réaliser des projets de développement et prêter des services sociaux , culturels et éducationnels en faveur des couches démunies et marginalisées et contribuer au développement global de la région.
Intervenir auprès de l'administration et les parties concernées au sujet des objectifs et préoccupations de l'association.
Développer le tourisme rural et renforcer les relations de partenariats et de coordination avec les organisations et les instances nationales et internationales qui travaillent dans ce domaine.
Prendre toutes les mesures et les démarches nécessaires pour réaliser les objectifs de l'associations et recruter les employés et les cadres nécessaires pour les projets et les programmes et les activités programmées.

- s interesser a la culture tamazighte et son ecriture tifinagh

- objectif d organiser le premier festival local de taznakht.

Article 6 :
Les adhérents de l'association se composent des membres actifs et membres adhérents et membres d'honneur et enfants de l'association.
Le bureau administratif est la seule partie qui prononce l' admission ou le refus des demandes d'adhésion.

Les membres actifs :
Il est considéré comme membre actif tout membre adhérant qui satisfait les conditions suivantes :
Etre âgée de plus de 18 ans .
Avoir une ancienneté d'une année en tant que membre adhérant.
Remplir personnellement l'imprimé d'adhésion.
Avoir l'accord du bureau administratif.

Les membres adhérents :
Il est considéré comme membre adhérant toute personne physique qui satisfait les conditions suivantes :
Etre âgée de plus de 18 ans.
Remplir personnellement l'imprimé d'adhésion.
S'engager à respecter les principes de l'association, ses objectifs, son statut et ses règlements internes.
Payer le droit annuel d'adhésion.
Avoir l'accord du bureau administratif.

Les membres d'honneur :
Il est considérée comme membre d'honneur toute personne physique ou morale à laquelle le bureau administratif décide d'accorder cette qualité.

Les enfants de l'association :
Il est considérée comme enfant de l'association toute personne physique qui satisfait les conditions suivantes :
Etre âgée de moins de 18 ans.
Remplissage de l'imprimé de son adhésion par l'un de ses parents ou tuteur.
L'engagement de l'un de ses parents ou tuteur à respecter les principes de l'association , ses objectifs , son statut et ses règlements internes .
Payement du la droit annuel d'adhésion par l'un de ses parents ou tuteur.
Avoir l'accord du bureau administratif .

Article 7 :
Les ressources de l'association se composent des suivantes :
Droits annuels d'adhésion des membres actifs , membres adhérents et enfants de l'association.
Cotisations des adhérents , des parents ou tuteurs des enfants de l'associations et des sympathisants de l'association.
Aides publiques et subventions des conseils élus.
Aides du secteur privé.
Subventions et aides servies à l'association par les institutions ,instances et associations locales , nationales et internationales.
Revenus des activités et projets réalisés par l'association et recettes de prestation de ses services .
Le président et le trésorier de l'association ou leur conjoints assument la responsabilité des finances de l'association et l'exécution des décisions du bureau administratif à ce sujet.

Article 8 :
L'association se compose des instances organisationnels suivants :
L'assemblée générale .
Le bureau administratif.
Le conseil administratif.
Les commissions fonctionnelles.
En plus des sections constituées par le conseil administratif sur proposition du bureau administratif.

Article 9:
L'assemblée générale se compose des membres actifs.
Le président ou le bureau administratif de l'association peut convoquer les membres adhérents et les membres d'honneur et les enfants de l'association et leurs parents ou tuteurs et toutes personne physique et morale à participer à l'assemblée générale comme observateurs.
L'assemblée générale se réuni une fois par an sur convocation du président de l'association ou son adjoint et il possible de convoquer une assemblée générale exceptionnelle le cas échéant par décision du bureau administratif suite à une proposition du président de l'association ou une demande du tiers des membres actifs.
L'assemblée générale se délibère sur les propositions ou projets de décisions présentés par le bureau administratif et approuvés par le conseil administratif

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programme de festival  posté le mercredi 29 novembre 2006 17:58

Blog de taznakht : taznakht, programme de festival
 

programme du festivale

de 25/avril/ au 28/avril/2008

 
ouverture de festive
- ceremonie d acceille
de11h a 15h
- exposition des produits artisanal
- pratique de la teinture naturelle
de 16h a18h
exposition sur la poesie berbere a la maison des jeunes
ou la salle municipal
26/avril/2008
-exposition de produits artisanal local
- pratique de tissage par les tisseuses
- gravure de hennee
- exposition de safron- produit agricole local-
-exposition des traditions et des cotumes local tout ces activites sous les
tentes et des maisons
traditionnelles de pise.
de 16h a 18h
- exposition sur les tecniques de tissage .a la maison des jeunes
ou la salle municipal

de 21ha 1h du matin
folklor+des chonteurs berbere
le 27/avril/2008
de 9h a 15h
- exposition de produits artisanal
- la pratique de tissage par des tisseuses
- exposition de safron-produit agricol local
- la preparation du pain+couscous+tagine avec des methodes traditionnelles
charmontes.
toujours meme place

de 16h a 18h
exposition sur la culture berbere a la maison des jeunes ou la salle
municipal

de 21h a 1h du matin
folklor+des chonteurs et des chonteuses berberes
le 28/ avril/2008
de 9h a 15h
- exposition des produits artisanal
- gravure de hennee
- exposition de safron
-cotume+tradition
de 16h a 18h
etude semiologique de tapis de taznakht a la maison des jeunes ou la salle
municipal
de 21h a 1 du matin
folklor+chonteur+ chonteuses berbere

www.taznakhtanmoguar.com

contact@taznakhtanmoguar.co

www.espacetaznakht.com

contact@espacetaznakht.com

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festival de taznakht  posté le mercredi 29 novembre 2006 17:55

Blog de taznakht : taznakht, festival de taznakht
Festival de taznakht

 

Pour inaugurer une nouvelle approche du dialogue des générations et des civilisations, et afin de venir en aide au femmes démunies du sud marocain ainsi mettre en valeur les richesses naturelles du paradis du désert marocain et afin d'établir des liens concrets et humains avec le nord et le sud : L'association Espace Taznakht et association taznakht anmoguar organise en collaboration avec divers organismes, ONG nationaux et internationaux, communes urbains, communes ruraux locaux et des autorités locaux provinciales régionales. Le Premier Festival du Taznakht est sous le Thème Taznakht : Les richesses artistiques et naturelles"du 25 avril au 28 avril 2008.

Ce festival s'inscrit dans le cadre des Hautes Directives Royales relatives à la promotion de la culture amazighe et au développement local et humain. Sa Majesté Le roi Mohammed-VI a aussi déclaré en juillet 2001, que la culture amazighe est une " richesse nationale " et que l'intégration de l'Amazighe dans le développement durable et dans l'espace socio-culturel national est nécessaire.

Dans ce cadre, SM le Roi a mis en place une action de grande envergure de développement local et humain baptisée « Initiative Nationale pour le Développement Humain » (INDH), lancée depuis le 18 mai 2005. Cette initiative « s'inscrit dans la vision d'ensemble qui constitue la matrice de notre projet sociétal, modèle bâti sur les principes de démocratie politique, d'efficacité économique, de cohésion sociale et de travail, mais aussi sur la possibilité donnée à tout un chacun de s'épanouir en déployant pleinement ses potentialités et ses aptitudes ». (Discours royal)

Le point fort de cette initiative est l'accent mis sur l'élément humain qui est au centre de la préoccupation et des efforts du développement. Il s'agit d'établir des stratégies cohérentes, des projets de développement conçus et structurés autour des besoins des populations.

L'histoire marocaine nous enseigne que la culture amazighe est une composante fondamentale de la culture marocaine. Les différentes composantes de la société marocaines ont toujours œuvré ensemble pour la construction et le développement du pays. L'influence et l'apport de la culture amazighe à travers les siècles jusqu'à nos jours ont été toujours très importants et considérables aux niveaux économique, social et culturel.

L'apport de la culture amazighe a été remarquable au niveau de la création artistique, de la littérature orale, de la chanson et de la danse. La culture amazighe est représentée par un art décoratif sophistiqué qui apparaît particulièrement dans le tapis et dans la céramique, sous forme de dessins géométriques qui reprennent souvent des caractères de l'alphabet tifinagh. Elle se manifeste aussi dans l'architecture des kasbahs des Atlas et du sud marocain et dans les noms propres de personnes et d'endroits.

La culture amazighe a également eu un grand impact sur le mode de vie de la population marocaine, sur les coutumes et les traditions de toute la société. La langue amazighe a de sa part influencé l'arabe dialectal à tel point que l'arabe marocain se trouve imprégné de mots et d'expressions amazighes. La chanson amazighe a aussi eu une grande influence sur la chanson marocaine arabophone. Ce brassage entre la culture amazigh et la culture arabe a crée une symbiose et une richesse culturelle remarquable qui caractérise le Maroc d'aujourd'hui.

La culture amazighe étant propice au développement des ressources locales ce premier festival sera une période privilégiée qui peut nous éclairer sur l'impact positif que la culture amazighe peut avoir sur la croissance économique et la cohésion sociale.

OBJECTIFS DU FESTIVAL

La première édition du festival de taznakht œuvre à la consolidation du processus de développement, des valeurs de la paix, de dialogue et de cohésion sociale. L'un des objectifs principaux de ce festival est de donner une approche objective et scientifique à les richesses naturelles et culturelles de cette zone Ce festival veut rendre visible et faire vivre l'apport amazighe aux niveaux économique, social et culturel, et de réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour promouvoir le monde rural, la femme rurale, et l'artisanat marocain. Le festival vise également à approfondir la réflexion sur les stratégies à adopter pour mettre la culture amazighe dans toutes ses composantes (chants, tapis, arts, architecture, etc.) au service du développement local. Aussi L'un des objectifs principaux de ce rencontre est de réfléchir à des mécanismes communs qui prennent en compte les différentes composantes culturelles du Maroc pour consolider le développement local et le processus d'ouverture que connaît notre pays. Le but est aussi de débattre des moyens qui permettraient une approche intégrée de la diversité culturelle, une approche qui privilégie la dimension humaine et sociale et opère une corrélation étroite entre la culture et le développement durable, car au cœur de la question de la culture se trouve une dimension local et socio-économique.


En plus de la chanson et de la poésie, le Festival comprendra également des expositions :

- Exposition de produits de l'artisanat
- Exposition du tapis amazigh

Pour plus de renseignements, contactez :

contact@espacetaznakht.com

contact@taznakhtanmoguar.com

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